Drive, c’est quoi ? Un film qu’en a dans le caleçon.

Le film commence, le conducteur nous explique son mode opératoire, avec la plus grande phrase qui sortira de sa bouche durant tout le film : “Vous me donnez une heure et un lieu. Je vous donne un créneau de cinq minutes, pendant ces cinq minutes, je vous lâche pas, quoiqu’il arrive. J’interviens pas pendant le braquage, je ne porte pas d’arme… Je conduis.” le braquage commence, la tension grimpe petit a petit et la voiture démarre. Course poursuite avec la police, presque trop simple pour le conducteur, la voiture zigzage, le conducteur surprends par son intelligence et nous laisse même pas le temps de reprendre souffle. Arrivée sur le parking d’un stade, le “driver” descend et casquette visé sur la tête de l’équipe jouant ce soir là, va rejoindre la foule pour s’y mêler. Puis, générique. Kavinsky avec son Nightcall qui met tout de suite dans l’ambiance.
Drive c’est l’adaptation du roman de James Sallis. Ce film est simple et difficile a la fois. Une jungle (Los Angeles), le cowbow silencieux (Ryan Gosling), la belle en danger (Carrey Mulligan) et enfin les gros méchants (Albert Brooks) et pas beau (Ron Perlman). Le conducteur, on sait rien de lui. Passé ? Nada. Famille ? Nada. Aventure amoureuse ? Nada. But dans la vie ? Conduire. Cascadeur le jour et braqueur pro la nuit, voilà tout ce qu’on sait.
Notre Driver tombe amoureux de sa voisine, mais celle-ci a des problèmes : son mari vient de sortir de prison, en voulant racheter sa conduite, mais il est tabassé par ceux qui assuraient sa protection en prison : ils menacent de s’en prendre à Irene (la voisine) et Benicio (son fils) s’il ne braque pas un prêteur sur gage pour rembourser les 5000 dollars qu’ils exigent. Le Conducteur mets ses gants en cuir, cure dents dans la bouche et va faire face aux problèmes. Le sang gicle et tâche sa veste ornée d’un scarabée.

La bande annonce est tricheuse, pas beaucoup de courses poursuites ou de scène de bagnole interminables, ni de baston a chaque coin de rues. Il y en a, c’est sûr, mais pas autant que la bande annonce en promet (ce qui n’est pas plus mal.) Donc si vous ne l’avez pas compris, ce film n’est pas un Fast and Furious, pleurez pas les wesh, il paraît que va y en avoir un nouveau. Le scénario est parfait, un bon suspens qui nous tiens jusqu’aux bout du film, l’idée est originale, mais un peu déjà vu.
Ce qui fait du film Drive un film énorme, c’est son moteur : Ryan Gosling. Le héro et conducteur. Etonnant, il nous laisse bouche bée pendant toute la durée du film. Beau comme un Dieu, on redemande son sourire a faire fondre. Un vrai rocs, il ne laisse pas transparaître ses sentiments, ni quelques autres émotions. L’acteur ronronne dans des dialogues laconiques, secs et tranchants comme un rasoir. Et ses excès de violences nous montre un personnage qui n’a aucune failles.
Drive est récompensé au Festival de Cannes : Prix de la mise en scène. Et je dis oui.

En conclusion : Drive en lui même n’est pas parfait, mais reste un film exceptionel dans son genre.
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